1 Belge sur 2 voit la Belgique au moins en demi-finale de l’Euro 2016

Bruxelles, jeudi 26 mai 2016 – D’après une enquête réalisée par Repucom Belgium, 51% des Belges pensent que les Diables Rouges joueront les demi-finales de l’Euro.  6% pensent qu’ils seront sacrés Champions d’Europe.

Repucom, leader en Belgique et dans le monde des études et du conseil dédiés au sport, a réalisé une étude entre le 9 et le 19 mai 2016 sur les attentes des Belges en termes de performance des Diables Rouges lors de l’Euro 2016 en France qui débutera le 10 juin prochain. Cette étude été menée auprès d’un échantillon de 2065 personnes représentatif de la population.

51% des répondants les voient arriver au moins en demi-finale, montrant ainsi un fort optimisme. Les plus optimistes (20%) voient même la Belgique atteindre la finale et 6% imaginent les hommes de Marc Wilmots soulever leur premier trophée le 10 juillet à Paris.

Enthousiasme général au sein de la population

En analysant les résultats, nous nous apercevons que l’optimisme mais aussi les attentes sont fortes dans presque toutes les catégories de la population. Que ce soit les hommes ou femmes, tous croient en une bonne performance des Diables Rouges avec tout de même un enthousiasme légèrement plus important au sein des femmes puisqu’elles sont 53% (contre 50% pour les hommes) à voir la Belgique en demi-finale.

Quel que soit l’âge, l’espoir de figurer dans le dernier carré dépasse aussi les 50%. Pour une finale, ce pourcentage atteint les 20% pour toutes les catégories entre 16 et 54 ans. Les plus de 55 ans sont plus prudents avec 16% croyant en une finale à Paris.

Par région, c’est aussi le consensus général sur une demi-finale. Notons néanmoins un enthousiasme légèrement plus fort chez les Bruxellois qui sont 54% à croire au dernier carré (contre 52% en Flandre & 50% en Wallonie). Ce sont aussi les habitants de la capitale qui mettent de grands espoirs en nos Diables puisqu’1 Bruxellois sur 10 mise sur une victoire finale.

Notons aussi que 25% des Belges interrogés ne se sont pas prononcés sur la question. Ceux-ci attendent probablement la sélection définitive suite aux nombreux blessés ou bien simplement les premiers matches de préparation pour se faire une idée plus précise.

Plus optimistes que pour le Brésil

Interrogé sur les résultats, Jérôme Bouchat, Directeur Général de Repucom Belgium met en perspective ces résultats avec les attentes émises préalablement à la Coupe du Monde 2014 au Brésil :

« Dans une étude similaire que nous avions menée en 2014 à la même période, seuls 16% des répondants pensaient que les Belges atteindraient les demi-finales et misaient plutôt sur un quart de finale. Absente des grands tournois pendant une période longue de 12 ans, l’équipe nationale belge suscitait certes un engouement extraordinaire au sein de la population mais aussi une certaine prudence. A raison puisque le parcours des Diables Rouges s’arrêta à ce niveau de la compétition. Aujourd’hui, les attentes ont évolué et les supporters en veulent plus qu’au Brésil (bien que l’Euro est réputé pour être plus compétitif que le Mondial avec un premier match de poule contre l’Italie pour preuve). Depuis 2 ans, l’engouement n’a pas diminué et bien au contraire a continué à augmenter et cela dans les quatre coins du pays. Pour preuve, tous les matches des Diables affichent complets, les audiences atteignent des sommets, les fans se déplacent en nombre aux entrainements et les sponsors continuent à vouloir s’associer à l’image de l’équipe nationale »

Les femmes et la jeune génération dans le viseur des sponsors

« En parlant de sponsoring, notons que cet engouement général de la population est un élément clé pour toutes les marques partenaires des Diables Rouges» dit Jérôme Bouchat. « En effet, cela leur permet d’atteindre leur public cible dont les femmes. En effet, celles-ci sont devenues très importantes dans le développement et la croissance du sport dans tous les pays et la Belgique ne fait pas exception. Dans ce cadre, le football apparait comme un sport où les femmes ne doivent pas être sous-estimées puisque notre baromètre annuel ’SponsorLink*’ révèle également que 2 femmes sur trois se disent au moins un peu intéressé par le football (et particulièrement par les compétitions internationales). »
«Pour une marque, sponsoriser les Diables Rouges permet aussi d’augmenter sa notoriété, d’améliorer sa perception et de bénéficier de la puissance du produit « Diables Rouges » via les médias et les réseaux sociaux».

Jérôme Bouchat explique :

«Aujourd’hui, les réseaux sociaux sont devenus un outil marketing inévitable et indispensable à une époque où les marques souhaitent s’adresser à une population jeune qui délaissent peu à peu les médias traditionnels. Imaginez plutôt : le compte Twitter des Diables permet d’interagir avec près de 450.000 followers et on atteint plus de 1,27 millions de fans sur Facebook. Au-delà de ces chiffres importants, c’est surtout leur taux d’engagement qui transforme ces plateformes en armes marketing très efficaces en Belgique. »

Dernier signe de l’engouement général : la récupération très importante des marques non partenaires. Déjà observée lors de la Coupe du Monde 2014, nombreuses sont celles qui affichent déjà les couleurs et le nom de la Belgique sur leur packaging, dans leurs magasins ou dans leurs promotions spéciales. De bonne guerre, me diriez-vous ? Jérôme Bouchat explique : « l’utilisation des couleurs et du nom de la Belgique n’est pas une propriété protégée ni exclusive donc toute marque est libre de les afficher. Tout le monde veut être de la fête mais seuls les sponsors officiels peuvent utiliser les images des Diables Rouges. Au-delà de la confusion occasionnée au sein de la population et auprès des consommateurs, il ne faut pas oublier que ces marques paient et donc contribuent non pas seulement au développement de l’équipe nationale mais aussi et surtout au football tout entier du pays car la fédération ce sont aussi les amateurs, les arbitres, les formateurs, les éducateurs et bien d’autres acteurs clés pour le football»

En guise de conclusion, la Belgique n’a jamais connu tel engouement depuis les exploits inattendus au Mexique en 1986 et plus récemment à la Coupe du Monde 2014 au Brésil donc espérons que les contrées moins lointaines de nos voisins français soient fertiles de victoires que tout un pays attend avec impatience et grande espérance.

 

*SponsorLink est le baromètre annuel produit par Repucom Belgium sur l’état du sport et du sponsoring en Belgique.

Infographie